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Comment choisir les bons gants de protection?

Il est du devoir des employeurs d’éliminer à la source les dangers en milieu de travail. Pour ce faire, il s’avère souvent nécessaire de fournir un ou des équipements de protection individuels (EPI) pour l’accomplissement d’une tâche. Ici, nous parlerons du bon choix des gants de protection en fonction des risques.

« Lorsqu’un risque est identifié et qu’un [EPI] est obligatoire à la protection du travailleur, l’employeur a la responsabilité de fournir gratuitement cet équipement […] », comme indiqué dans le site de Novo. À ce sujet, la Loi sur la santé et la sécurité du travail (art. 51.11) est tout à fait claire. La santé, la sécurité et l’intégrité physique des travailleurs passe avant tout!

Les statistiques de la CNESST prouvent qu’il ne faut rien prendre à la légère : en 2012, sur l’ensemble des lésions répertoriées, tout près d’un cas sur cinq (19,52 %) concernait directement les mains.

En matière de gants de protection à porter, il faut tenir compte de plusieurs éléments.

À portée de mains et de doigts!

Les mains et les doigts doivent être protégés. Une bonne paire de gants doit donc être… à portée de main! Travaux d’entretien ménager, travaux de soudage, utilisation de produits dangereux ou manutention de pièces coupantes? Chaque tâche, en fonction des risques, demande le port d’une paire de gants adaptée.

Dans le choix des gants de protection, vous devez prendre en considération le niveau de risques avant de convenir du bon gant à choisir pour vos employés :

  • Niveau de risque faible : la lésion est superficielle et ne nécessiterait qu’un diachylon (ex. légère entaille au doigt);
  • Niveau de risque moyen : la coupure est un peu plus profonde et requiert quelques points de suture, mais rien pour provoquer une atteinte permanente (ex. incision dans la paume de la main : quatre points de suture);
  • Niveau de risque élevé : ici, la lésion est sévère, car des nerfs, muscles ou tendons sont touchés, ce qui implique une opération ou chirurgie (ex. se couper profondément avec une feuille de tôle). Une convalescence peut être de mise pour le rétablissement, la durée en fonction de la région corporelle touchée et/ou de la sévérité de la lésion.

En plus du niveau de risques, voici quelques facteurs, en lien avec le confort et les fonctionnalités, entrant en ligne de compte dans la sélection du bon gant de protection :

  • Les contraintes du travail à réaliser, la position et la posture de travail. Par exemple, un chimiste et un spécialiste en biologie faunique n’opéreront pas de la même manière en raison des tâches. Également, selon la nature du travail, des gants jetables et/ou lavables pourraient être requis pour les contacts alimentaires, et donc éviter toutes contaminations.
  • Les conditions du travail à effectuer, comme un travail à l’intérieur vs à l’extérieur, et par conséquent les éléments météorologiques, comme l’humidité et le facteur vent. Les différences saisonnières importent donc beaucoup : par exemple, un gant a des chances de devenir trop rigide lorsqu’il est exposé au froid. En contrepartie, l’été, il pourrait ne pas offrir une respirabilité suffisante à la chaleur. Également, une journée complète dehors, au vent et aux intempéries, requiert d’avoir une autre paire de gants supplémentaire pour pouvoir les changer en mi-journée.
  • L’individu même, soit la forme et la taille des doigts et des mains, contraintes ou handicaps physiques possibles :
    • Dextérité, force et sensibilité tactile des mains et des doigts : l’habileté, la rapidité du travailleur et le contrôle de ses mains et doigts à manier tel objet influenceront le choix des gants.
    • Adhérence, durabilité, respirabilité et souplesse des gants : ces caractéristiques s’ajoutent aux éléments du haut et auront des répercussions dans la sélection du gant de protection idéal dans l’exécution des tâches à remplir.
  • Le coût : ce dernier est un facteur primordial dans la décision. Il serait facile, pour un employeur, de défrayer moins pour des gants, en raison de ressources financières limitées. Mais payer davantage pour une meilleure qualité permet de prolonger la vie du produit. Les employeurs doivent prendre le temps de bien s’informer et de poser les bonnes questions.

À chaque métier spécialisé son gant de protection!

Quant à l’évaluation des différents risques, on en dénombre six. Ci-contre, un peu plus en détail chacun d’eux et des exemples de métiers qui peuvent être concernés :

  • Risques chimiques : ils font référence aux différents produits corrosifs, hydrocarbures et autres solvants, comme des vernis et peintures. Lors de contacts avec la peau, des démangeaisons et autres rougeurs demeurent possibles. Ex. peintres et chercheurs en laboratoire.
  • Risques biologiques : ils peuvent être diversifiés, alors on parle ici de déchets/d’ordures, excréments d’animaux, d’agents infectieux, comme des bactéries, des eaux stagnantes et des moisissures. Ex. éboueurs, infirmières et agents forestier.
  • Risques mécaniques : toutes coupures, déchirures, etc., causées par des objets pointus, coupants et/ou tranchants. Ex. travailleurs de la construction et bouchers.
  • Risques thermiques : nous mentionnerons ici tous risques d’inflammabilité et d’expositions à la chaleur et au froid. Ex. pompiers et soudeurs.
  • Risques électriques/électrostatiques : les électriciens et les monteurs de ligne sont les plus à risques. Le port de gants adaptés sera privilégié pour éviter tout choc potentiellement mortel.
  • Risques en lien avec les rayonnements : les rayons infrarouges de même que les radiations de types alpha, bêta, gamma et X sont à considérer. Les radiologistes en sont des exemples.

En complément d’information des bons gants de protection et des EPI, vous pouvez accéder à l’article de blogue Comment choisir les bonnes chaussures de protection?, disponible sur le blogue de Novo. Comme membre d’une mutuelle de prévention de Novo, vous pouvez également consulter les fiches de prévention disponibles dans votre Espace client.

Sources :

Novo. « Comment choisir les bonnes chaussures de protection », [En ligne], publié le 26 août 2016. [novosst.com/blogue/comment-choisir-les-bonnes-chaussures-de-protection] (Consulté le 14 février 2018).

ASP Construction. « Prévenir aussi », [En ligne], printemps 2015. [asp-construction.org/bulletin-prevenir-aussi/magazine/dl/printemps-2015] (Consulté le 14 février 2018).

Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail « Études et recherches », [En ligne] avril 2010. [irsst.qc.ca/gants/fr/InfoDocu.pdf] (Consulté le 14 février 2018).

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