Article publié le 8 novembre 2024
Vous est-il déjà arrivé que l’un de vos employés se blesse dans des circonstances banales, que sa lésion tarde à guérir ou qu’elle prenne des proportions hors du commun?
Bien que plusieurs raisons pourraient expliquer cette situation, l’une d’elles est que certains employés se blessent alors qu’ils présentent une condition personnelle préexistante.
Une telle condition pourrait ouvrir la porte à un partage de l’imputation des coûts et vous faire économiser beaucoup d’argent.
Cette situation est prévue à l’article 329 de la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles (LATMP).
Contrairement à d’autres dispositions de la LATMP où la CNESST impute automatiquement une partie ou la totalité des coûts à l’ensemble des employeurs, dans ce cas-ci, il appartiendra à l’employeur d’en faire la demande.
Cette demande devra être produite au moyen d’un écrit contenant un exposé des motifs à son soutien.
De plus, elle doit être produite à la CNESST avant l’expiration de la troisième année qui suit l’année de la lésion professionnelle.
Pour espérer avoir gain de cause, la preuve médicale devra démontrer que l’employé était atteint d’une déficience, physique ou psychique, au moment de la survenance de sa lésion professionnelle et que cette déficience a joué un rôle sur la survenance de la lésion, sa gravité ou les conséquences de celle-ci.
Cette déficience, congénitale ou acquise, doit correspondre à une déviation par rapport à la norme biomédicale, c’est-à-dire en comparaison à d’autres individus du même âge ou en fonction du caractère anormal de la condition.
Selon le type de lésion, la démonstration se fera par les dossiers antérieurs (médical, CNESST, SAAQ, etc.), les examens radiologiques, les protocoles opératoires, les expertises médicales, les avis du Bureau d’évaluation médicale, etc.
Cette démarche médico-légale représente un défi quant à l’accessibilité des informations et l’analyse de celles-ci.
Toutefois, l’enjeu financier qui peut y être rattaché justifie qu’un employeur s’y intéresse.
Nos conseillers en gestion des réclamations et nos professionnels de la santé sont là pour vous supporter dans vos demandes.
N’hésitez pas à communiquer avec les Relations à la clientèle à l’adresse relationsclientele@novosst.com ou au 1 844 404-6686.
Les organisations doivent faire preuve de créativité et d’agilité afin de réussir à tirer leur épingle du jeu, mais surtout d’authenticité et de considération pour les personnes. Il existe plusieurs stratégies employées pour augmenter le bien-être au travail. Pour être efficaces, ces stratégies doivent être alignées avec les valeurs de l’organisation et correspondre aux besoins des employés.
De plus en plus d’employeurs incitent leurs employés à bouger davantage. Activités remboursables, design actif, comité de santé et du mieux-être, salle d’entraînement, etc. L’importance de l’activité physique n’est plus à démontrer, et les entreprises peuvent contribuer à la santé de leurs employés. Selon le ministère de la Santé et des Services sociaux, ce sont 52 % des Québécois âgés de 15 ans et plus qui atteignent le niveau recommandé d’activité physique. Bref, 52 % se disent « actifs » ou « moyennement actifs ».